Les Activités à GenêtsLes salines: La fabrication du sel ignifère est probablement très ancienne. Ce sel ignifère était obtenu par évaporation c'est à dire par l'action du feu. Avec les marées découvrant de grands espaces, la Baie était propice à l'établissement de salines qui se composaient de trois éléments :
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A Genêts, les salines étaient propriété de l'Abbaye. Leur nombre et leur étendue augmenta au cours des siècles. Peu à peu, l'Abbaye concéda aux particuliers de nouveaux espaces à charge de redevances s'attribuant le bénéfice du droit de bosselage et du droit de salage. Ensuite, ces salines profitèrent d'un régime fiscal privilégié, celui de quart-bouillon qui signifiait que la taxe ne portait que sur le quart de la production. Aussi, la rumeur de la suppression par Richelieu de ce privilège de quart-bouillon provoqua-t-elle la révolte des Nu-Pieds qui regroupa dans l'armée de souffrance ses partisans. Aucun document ne mentionne la participation de gens de Genêts pourtant très concernés. L'extraction du sel continua encore jusqu'à la fin du XIXème siècle procurant de substantiels revenus. Une saline valait dit-on, une bonne terre. Il y aurait eu une cinquantaine de salines à Genêts, entre les Godons et le Manet. Selon un voyageur, les salines bordaient le littoral comme un campement, donnant vie et animation. La mer en emporta une trentaine en 1758 ainsi que tout un quartier de Genêts. La Révolution supprima le privilège de quart-bouillon. Les sauniers obtinrent de Louis XVIII le rétablissement de privilèges fiscaux et continuèrent leur exploitation. Mais, l'amélioration des moyens de communication favorisèrent la concurrence du sel produit dans d'autres régions, plus blanc et moins coûteux. Les salines disparurent en 1865. L'activité portuaire : L'ensablement progressif et la concurrence exercée par le port de Granville édifié par les Anglais entraînèrent son déclin puis son abandon. Les moulins: Seul subsiste, à l'entrée de Genêts, le moulin du haut construit au XIè s.qui comportait trois ou quatre roues alimentées par un bief du Lerre. Autrefois, on dénombra jusqu'à sept moulins à eau et trois moulins à vent qui servaient de source d'énergie à de multiples usages, la fabrication de la farine et aussi le foulage des tissus. La Pêche: La Baie est parcourue par trois rivières dont le lit est encore en eau à marée basse. La Sée coule au pied d'Avranches, la Sélune débouche dans la Baie à Pontaubault, le Couesnon maintenant canalisé, balaya le littoral du Mont-Saint-Michel. Depuis l'Antiquité, différents types de pêche furent pratiqués dans cette Baie enrichie par les apports des rivières. Les espèces y étaient nombreuses, c'est ainsi qu'en 1291, le roi Philippe le Bel concéda au Mont dans toute la baronnie de Genêts, la pêche à l'esturgeon, puis celle de la baleine. La pêche se poursuivit avec d'autres espèces de poissons comme la plie, le bar, le mulet et le saumon ce dernier tellement abondant autrefois qu'il était spécifié dans les contrats de louage qu¹il ne fallait pas en servir plus de deux fois par semaine. Aujourd'hui, la pêche au saumon est interdite. Au XIXe s., les pêcheurs qui possédaient souvent des lopins de terre participaient à la grande pêche à Terre-Neuve et à Saint Pierre et Miquelon où certains s'installèrent définitivement. La pêche à pied était pratiquée avec de grands filets, des fouënes, sorte de râteau, les desures, nasses fixées sur l'estran, les bichettes pour la crevette. La coque était si abondante qu'elle était appelée la coque de Genêts. Ce coquillage était ramassé surtout par les femmes qui devaient ensuite porter les lourds paniers sur des kilomètres et parfois même jusqu'à Avranches pour les vendre. Pour diverses raisons, certaines encore inexpliquées, les ressources en coquillages, crevettes et poissons se sont raréfiées et parfois même ont disparu. Les pêcheurs, à de très rares exceptions près, ont quitté la Baie. La pêche à pied de loisirs ou celle considérée comme un complément de revenus sont encore un peu pratiquées. Par contre, une nouvelle activité s'est développée à Genêts, en raison de l'installation de nombreux mareyeurs qui distribuent le poisson débarqué dans les ports, loin dans les terres. L'agriculture: Elle est consacrée essentiellement à l'élevage des bovins et des moutons qui paissent dans les terres et sur l'herbu. Le nombre des exploitants a beaucoup diminué. La relève n'est pas assurée. La terre est divisée en parcelles souvent de faibles dimensions. Au siècle dernier, la tangue, mélange coquiller très fin, était ramassée dans la Baie et transportée par tombereaux pour être répandue dans les champs pour amender les sols. Le tourisme: Cette activité se développe. Genêts a une tradition d¹hospitalité qui remonte très loin dans le temps. De nombreux chemins de pélerinage aboutissaient à Genêts où étaient logés, nourris et soignés les pélerins. Cette tradition d'accueil s¹inscrit dans un nouvel essor. Aujourd'hui les touristes sont nombreux, les pélerins reviendront. La promotion des traversées de la Baie a donné à Genêts une renommée dépassant de beaucoup le cadre de la région. Genêts est cité dans de très nombreux guides. L'infrastructure d'accueil se développe avec des restaurants, hotels, des gîtes. Le camping des Coques d¹Or bien aménagé, sur le route du Bec, offre de grandes capacités. Plusieurs points d¹information ont été créés: la Maison de la Baie, les Chemins de la Baie, la Découverte. Une auberge de jeunesse doit ouvrir. Un golf miniature a été installé. Occupant une position-clé dans le grand site qui s'étend de Carolles au Mont, Genêts pourrait augmenter et diversifier ses offres. La Baie, Le Mont si proche, la bordure littorale forment un ensemble patrimonial prestigieux à préserver certes, mais aussi à faire connaître et apprécier. Genêts a un bel avenir. |
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