Le Mont-Saint-Michel, quel avenir ?

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Le projet aurait donc évolué, notamment la partie concernant la navette sans en faire avaliser le financement. Cette dérive financière est imputable à la dilution des responsabilités et à la complexité du montage juridique pour la conduite des opérations. Un partenariat a été institué entre les services de l’Etat et les collectivités locales. Par contre, la maîtrise de l’ouvrage a été confiée au syndicat mixte de la Baie du Mont-Saint-Michel présidé par le président du conseil régional de Basse-Normandie, composé de représentants des régions Basse-Normandie et Bretagne, du département de la Manche et de collectivités locales.

Les partenaires ont décidé d’examiner un nouveau schéma technique de façon à maintenir le coût du projet dans l’enveloppe proche du coût de référence estimé en 2002, à 134 millions d’euros. Le Premier Ministre a confirmé le cadrage financier en fixant à 140 millions d’euros le montant des fonds publics qui devraient être débloqués pour ce projet. Rappelons que l’Etat s’est engagé à participer à hauteur de 60 % du montant, soit environ 80 millions.

L’objectif est toujours le même. Il s’agit de maintenir le caractère maritime du Mont-Saint-Michel et de revaloriser l’accueil des visiteurs et dans ce but de déterminer les mesures nécessaires pour redonner au Mont un aspect qui corresponde à sa renommée.

La chasse aux économies est ouverte. Les travaux hydrauliques, le parking, le pont-passerelle seront réexaminés. Quant à la navette dont le coût estimé avait fait grimper la facture, elle pourrait faire l’objet d’une délégation de service public qui opterait pour un mode de transport plus traditionnel. Les propositions et le nouveau cadrage financier seront évalués par le comité de pilotage en avril 2006.

Pour l’AGEB, le plus important est de restaurer la capacité de chasse du Couesnon en édifiant un nouveau barrage et de redonner à la mer la possibilité de tourner autour du Mont ce qui suppose la mise en place d’un pont. L’échéancier des travaux nécessaires devra être déterminé au plus vite. L’arrivée au Mont indigne d’un tel ensemble sera revue afin de permettre aux visiteurs d’en saisir la beauté et le mystère. Une base d‘accueil permettrait de revaloriser la réputation du Mont ternie par une affluence mal gérée.

Pour mener à bien rapidement la réalisation d‘un projet phare pour la France, il faut une volonté politique forte. La région Basse-Normandie, le département de la Manche, la région Bretagne maintiennent leurs engagements. A l’Etat d’assumer ses responsabilités et de respecter ses promesses faites dans le cadre de la Convention du patrimoine mondial.

La Présidente, Marie-Claude Manet

Avril 2006

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