Le Mont-Saint-Michel : enfin les travaux sur le barrage du Couesnon débutent... Suite de la première page Intimement persuadée que le monument, un grand patrimoine culturel et le site, un grandiose patrimoine naturel étaient indissociables, l’AGEB a demandé que les forces naturelles, mer et courants, qui jadis ralentissaient la montée des sables puissent retrouver une partie de la vigueur que digues et barrage leur avaient enlevée. Avec la modification du barrage et la mise en eau d’une partie de l’anse de Moidrey, le Couesnon devrait retrouver une certaine force pour emmener les sédiments, phénomène appelé effet de chasse. C’est pour nous la partie la plus intéressante du projet. Réjouissons-nous de la confirmation par l’état de sa participation financière, à hauteur de 75 millions d’euros La dérive des coûts estimés du projet a provoqué un réexamen de celui-ci, un nouveau cadrage budgétaire fixant l‘enveloppe à 164 millions d‘euros, certaines modifications du projet pour faire des économies et la décision de faire réaliser les parkings et le système de la navette dans le cadre d’une délégation de service public. Réjouissons-nous du renforcement de la participation des Bretons Le conseil régional de Bretagne a accepté d’adhérer au syndicat mixte qui est renforcé de six nouveaux membres et d’un nouveau vice-président. Cette adhésion du conseil régional de Bretagne se traduit aussi en termes financiers, l’enveloppe passant de 4 millions à 21 millions d’euros. Réjouissons-nous aussi de la volonté exprimée par Philippe Duron, président du syndicat mixte de la baie du Mont-Saint-Michel pour le rétablissement du caractère maritime, de donner une nouvelle dimension au projet, celle du rétablissement du caractère spirituel du Mont-Saint-Michel. Notre association a déploré que la dimension culturelle et spirituelle du Mont ait été écartée. Avant d’être un site touristique, le Mont est un haut lieu de culture et de spiritualité appartenant au Patrimoine mondial. Cet aspect a été oublié dans le projet : tout se passe comme si le Mont était considéré comme un site naturel (à l’instar du Mont Blanc) sur lequel on souhaite faire affluer un maximum de touristes venus faire le Mont et le plein de souvenirs. Aussi, adhérons-nous avec enthousiasme à la proposition du Président du Conseil Régional de Basse-Normandie « de saisir une occasion unique de faire du Mont-Saint-Michel, un site d’échanges et de débats de religion à religion, de pensée à pensée, de culture à culture. L’importance des travaux et leur coût élevé sont justifiés par l’originalité du site et aussi surtout en raison de la résonance culturelle du Mont dans l’esprit de milliards de nos contemporains. Comptez sur votre association pour rappeler que le projet doit être amélioré afin que : - les herbus régressent aux abords du Mont et érodent les bancs de sable, - l’espace proche du Mont qui est occupé par la digue route et les parcs de stationnement soit rendu aux courants - l’accueil des visiteurs soit revalorisé par la création sur le continent d’une véritable base d’accueil, permettant de lisser les périodes de sur fréquentation si néfastes à la réputation du Mont en utilisant tous les moyens actuels et d’informer les visiteurs sur le Mont, la Baie et les régions avoisinantes de Cherbourg à Saint-Malo. Les effets bénéfiques de ce projet toucheraient alors toute cette région de l’Ouest. Ce grand projet s’inscrirait alors dans le cadre de l’aménagement du territoire. Juillet 2006 |
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